Editions Amphora https://ed-amphora.fr L'Éditeur des sportifs Tue, 20 Feb 2018 14:49:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://ed-amphora.fr/wp-content/uploads/2016/09/cropped-amphora-1-32x32.png Editions Amphora https://ed-amphora.fr 32 32 S’entraîner avec des élastiques : le renforcement musculaire – José Curraladas https://ed-amphora.fr/blog/2018/01/11/sentrainer-elastiques-renforcement-musculaire-jose-curraladas/ https://ed-amphora.fr/blog/2018/01/11/sentrainer-elastiques-renforcement-musculaire-jose-curraladas/#respond Thu, 11 Jan 2018 15:29:34 +0000 https://ed-amphora.fr/?p=75003 L’élastique permet de travailler facilement les différentes chaînes musculaires du corps humain simultanément, ce que ne permettent pas toujours les autres techniques de musculation. Présentation et explications de José Curraladas, masseur-kinésithérapeute du sport, enseignant et spécialiste […]

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L’élastique permet de travailler facilement les différentes chaînes musculaires du corps humain simultanément, ce que ne permettent pas toujours les autres techniques de musculation. Présentation et explications de José Curraladas, masseur-kinésithérapeute du sport, enseignant et spécialiste de l’utilisation de la Résistance Progressive des Élastiques (ou RPE).

Travailler avec l’élastique à partir des membres supérieurs entraîne un renforcement important de la musculature paravertébrale ainsi qu’une action des membres inférieurs, dont les mouvements contre la résistance de l’élastique favorisent un travail musculaire des muscles situés au-dessus.

Le renforcement musculaire au premier plan

Le renforcement musculaire occupe une place de premier plan dans la pratique des kinésithérapeutes qui sont confrontés quotidiennement au problème de redonner une force « normale » à un muscle atrophié à la suite d’une immobilisation. Parvenir à ce renforcement musculaire est donc le souci constant de tous les thérapeutes qui, depuis de nombreuses années, ont cherché la méthode idéale pour y parvenir. Un grand nombre d’expérimentations ont été effectuées pour trouver la technique qui obtiendrait les meilleurs résultats dans un minimum de temps. C’est ainsi que l’on a proposé un travail dynamique ou statique et, à l’heure actuelle, isocinétique ; un nombre restreint ou élevé de répétitions ; des charges directes ou indirectes ; des résistances progressivement croissantes ou décroissantes. On est ainsi passé de plus simple au plus complexe sans toujours tenir compte des possibilités d’exécuter ces différents programmes. À l’heure actuelle, un fort courant se manifeste en faveur de la simplification de ces méthodes et de la participation active des patients à leur traitement de rééducation.

La bande élastique est un véritable appareil de renforcement musculaire

Dans ce domaine, la Résistance Progressive Elastique (RPE) s’avère être une technique intéressante par sa simplicité et son efficacité. Cette méthode est parfaitement capable de s’adapter aux mécanismes physiologiques de régulation et aux méthodes de développement de la force musculaire. Elle peut être utilisée en dynamique concentrique ou excentrique. Elle peut parfaitement s’adapter à un certain nombre de variables : le nombre de contractions lors d’une séance, la vitesse d’exécution du mouvement et la fréquence des contractions, mais aussi l’intensité de la résistance opposée à la contraction musculaire.

Les principes d’utilisation de la résistance progressive active à l’élastique sont simples. Tous les exercices doivent être effectués dans une position corrigée pour éviter les contraintes néfastes sur le rachis ou les articulations sus et sous-jacentes. Le mouvement doit être lent et maintenu en fin de course. La résistance doit être adaptée aux possibilités du sujet pour éviter une fatigue musculaire  trop rapide ainsi que des inflammations d’insertion. Attention ! Sous une apparence ludique et facile, la bande élastique est un véritable appareil de renforcement musculaire et doit être utilisée comme tel.

Ne pas se précipiter

Il faut travailler progressivement. Au départ, utilisez une bande élastique d’une couleur correspondant à une résistance peu importante pour pouvoir effectuer les mouvements sans difficulté. Puis au fur et à mesure des séances, vous pourrez changer de couleur jusqu’à adopter la résistance qui convient à une progression sans douleur. Dans la phase de récupération des amplitudes articulaires, il faut travailler avec des bandes de faible résistance de façon à ce que l’amplitude du mouvement soit la plus complète possible.

Il faut effectuer des séries de 5, 10, 15, 20 mouvements avec repos entre chaque série (temps de repos = temps de travail). En fonction de la fatigabilité, de la douleur et de la récupération des amplitudes articulaires, on augmentera le nombre de séries et l’on pourra ensuite augmenter le nombre de mouvements par série.

 

Pour en savoir plus :

Entraînement avec élastique

José CURRALADAS

 

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Que faut-il boire quand on fait du sport ? https://ed-amphora.fr/blog/2018/01/05/faut-boire-on-sport/ https://ed-amphora.fr/blog/2018/01/05/faut-boire-on-sport/#respond Fri, 05 Jan 2018 16:00:39 +0000 https://ed-amphora.fr/?p=74881 On le dit, on le répète : l’hydratation est un élément essentiel à prendre en compte quand on fait du sport. Mais que faut-il boire avant, pendant et après l’effort ? Professeur de sport et […]

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On le dit, on le répète : l’hydratation est un élément essentiel à prendre en compte quand on fait du sport. Mais que faut-il boire avant, pendant et après l’effort ? Professeur de sport et diététicienne-nutritionniste du sport à l’INSEP, Véronique Rousseau nous dit tout.

Comment s’hydrater en pratique du réveil au coucher ?

La notion de palatabilité de la boisson est très importante pour qu’elle soit consommée en quantité suffisante et c’est encore plus vrai chez les jeunes sportifs ! N’hésitez pas à ajouter un arôme si votre appétence pour l’eau est faible, mais en tenant compte de l’ajout éventuel de sucre. Hydratez-vous tout au long de la journée en plusieurs prises distinctes, buvez au moins 1,5 litre en dehors des entraînements. L’alimentation représente également un apport hydrique non négligeable. En effet, la consommation de fruits, de légumes et de laitages apporte chaque jour environ 1 litre d’eau en supplément de l’eau de boisson.

Buvez de l’eau dès le réveil et jusqu’au coucher. Boire à table, au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner, même si cela peut retarder très légèrement la digestion, est un garant d’une bonne hydratation. En effet, une étude du CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) révèle que les personnes présentant une hydratation satisfaisante ont 80 % de leurs apports hydriques pendant les repas et font 6 fois l’acte de boire dans la journée.

Mettez en place un plan hydrique personnalisé à vos rythmes ou testez ce plan :

– Au réveil : 1 à 2 verres d’eau
– Petit déjeuner : un apport hydrique (eau, thé, café)
– Matinée : ½ litre d’eau réparti en petites gorgées
– Déjeuner : 2 à 3 verres selon la tolérance
– Après-midi : ½ litre d’eau réparti en petites gorgées
– Dîner : 2 à 3 verres selon la tolérance
– Soirée : 1 à 2 verres d’eau

Il est important d’adapter les apports et le plan hydrique à la température ambiante.
Pensez à boire davantage quand il fait chaud.

Que boire pendant les entraînements ?

En théorie, il faut boire 150 à 300 ml d’eau répartis sur 15 à 30 minutes selon la tolérance de chacun. Boire finement par petites gorgées permet d’éviter les gênes gastriques. En pratique, gardez en mémoire ce repère de boire 500 ml d’eau par heure d’entraînement. Pour les efforts continus de moins d’une heure à une heure et demie, l’eau seule suffit.

La boisson de l’effort n’est pas systématique et ne se justifie que sur des entraînements continus supérieurs à 1h/1h30 à très forte intensité. Le jour de la compétition, elle est obligatoire. Cette boisson est essentiellement composée d’eau, donc elle permet avant tout de s’hydrater. La présence idéale de 2 glucides différents va permettre de favoriser l’assimilation des glucides et d’épargner les réserves musculaires de glycogène.

La présence de sel dans sa composition va favoriser l’absorption intestinale des glucides et de compenser les pertes sudorales en sodium. La boisson de l’effort s’avère indispensable le jour de la compétition car le sportif peut difficilement bien s’alimenter et il est important qu’il épargne au mieux ses réserves de glycogène. La boisson de l’effort ou la boisson énergétique n’est composée que d’eau, d’un mélange de deux glucides minimum (dont la concentration dépendra de la température extérieure, en moyenne de 20 à 60 g par litre d’eau) et de sel (1,2 g/l)

Attention à ne pas confondre la boisson de l’effort avec la boisson énergisante, trop concentrée en sucre, qui ne présente aucun intérêt pour le sportif. Elle contient également certaines substances dont l’innocuité n’a pas été démontrée comme le glucuronolactone.

Que boire après l’entraînement ou la compétition ?

Il est nécessaire de boire 1,5 fois le volume du poids perdu durant l’effort et d’y associer une collation à base de glucides et de protéines rapides et lentes (par exemple, un laitage nature et un fruit frais ou une compote sans sucre ajouté) si le repas principal est éloigné de plus de 30 minutes de la fin de l’entraînement.

L’eau reste la boisson idéale. Toutes les eaux possèdent des propriétés et des qualités intrinsèques (eau du robinet, eau de source, eau minérale, eau gazeuse…). La consommation des eaux gazeuses à l’effort est à adopter en fonction de la tolérance de chacun. En effet, elles peuvent engendrer une gêne gastrique. Après un effort intense, par consensus empirique, les eaux gazeuses riches en bicarbonates sont recommandées (Arvie, Saint-Yorre, Salvetat, Quézac, Badoit).

Bicarbonates (mg/l) selon les différentes eaux :   

Arvie : 2195
Quézac : 1685,4
Badoit : 1300
Salvetat : 820
Vichy Célestins : 2989
Vichy St-Yorre : 4368

Certaines sont plus concentrées en bicarbonates et en sodium comme St-Yorre, mais son goût caractéristique parfois peu apprécié des sportifs entraîne une prise hydrique moindre. Mieux vaut choisir une eau moins riche en bicarbonates mais consommée en quantité satisfaisante. Cela permet d’optimiser l’apport en bicarbonates et de favoriser la récupération. Il convient de s’intéresser davantage à la quantité d’eau ingérée qu’à la concentration en bicarbonates de l’eau choisie.

La prise de stimulants a-t-elle un rôle sur la performance ?

La prise de café en grande quantité favorise la diurèse et donc la déshydratation. Il convient d’en consommer à dose modérée et habituelle pour n’en retirer que les bienfaits. Il est nécessaire de limiter la consommation de café après 14 heures pour ne pas altérer la qualité du sommeil. De plus, cette substance n’est pas recommandée pour les sportifs anxieux de nature. D’autres boissons comme les colas et les boissons à base de quinine (Schweppes) sont au même titre à consommer en quantité limitée

L’alcool a-t-il un quelconque bénéfice pour le sportif ?

Contrairement aux idées reçues, la bière n’a aucun effet positif sur la récupération. Comme toutes les boissons alcoolisées, elle provoque une fuite urinaire en inhibant l’hormone antidiurétique et engendre une déshydratation incompatible avec la performance. La consommation d’alcool est donc à proscrire en période d’entraînement et de compétition. L’alcool doit rester une boisson sociale dont il faut limiter la consommation.

Pour en savoir plus : 

Alimentation pour le sportif

Véronique ROUSSEAU et Stéphane CASCUA

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Maxim Meneghini : du kimono aux crampons ! – Interview de Stéphane Weiss https://ed-amphora.fr/blog/2017/12/08/maxim-meneghini-kimono-aux-crampons-interview-de-stephane-weiss/ https://ed-amphora.fr/blog/2017/12/08/maxim-meneghini-kimono-aux-crampons-interview-de-stephane-weiss/#respond Fri, 08 Dec 2017 13:28:19 +0000 https://ed-amphora.fr/?p=74711 Rugbyman professionnel, Maxim Meneghini est licencié à l’USA Limoges et International de rugby à XV avec l’Équipe d’Algérie. Centre performant, ce solide gaillard est également passionné par le judo. Témoignage… Dans quelles circonstances as-tu enfilé […]

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Rugbyman professionnel, Maxim Meneghini est licencié à l’USA Limoges et International de rugby à XV avec l’Équipe d’Algérie. Centre performant, ce solide gaillard est également passionné par le judo. Témoignage…

Dans quelles circonstances as-tu enfilé le kimono pour la première fois ?

J’apprécie le judo et, très jeune, j’ai été attiré par ce sport. Enfant, j’étais scolarisé à Camaret-sur-Aigues, dans le Vaucluse. Juste en face de l’école primaire, il y avait un club de judo. J’ai donc tout naturellement pris le chemin qui mène au tatami ! J’avais cinq ans. Cette discipline sportive m’a tout de suite plu ; j’ai pratiqué le judo pendant quatre ans et j’ai terminé avec une ceinture orange. Au judo, j’aimais particulièrement l’aspect combat. D’ailleurs, je voulais sans cesse gagner et j’adorais les techniques de projection !

Et puis… je crois que le judo te permettait aussi d’avoir de bons résultats scolaires…?

(Maxim se met à rire !)… À l’école, je n’étais pas vraiment un bon élève et je n’avais pas de très bonnes notes. Le judo est devenu peu à peu un moyen de pression pour mes parents. En effet, j’adorais ce sport et mes parents avaient fait une sorte de « deal » avec moi : « Maxim, tu iras au judo uniquement si tu obtiens de meilleurs résultats scolaires ! ». Et ça a marché !

Sur le terrain, tu es centre : un poste où les impacts et les percussions sont fréquents et rugueux. Est-ce que la pratique du judo t’aide dans ton activité rugbystique ?

Bien sûr ! Le judo et le rugby sont des sports de combat très différents mais aussi assez similaires dans l’esprit. Dans ces deux activités sportives, pour gagner, il faut être un « guerrier », ne jamais rien lâcher et avoir du mental. Le fait d’avoir été judoka m’a beaucoup apporté, tant au niveau mental que physique, mais aussi dans les attitudes à adopter lors des contacts ou pour chuter sans se blesser pendant les matches. En outre, j’utilise parfois la force de l’adversaire pour le faire tomber, comme au judo !

Dans le cadre de la préparation physique, les rugbymen font parfois des stages de judo. As-tu connu cela lorsque tu étais licencié dans les clubs d’Orange, de Bourgoin-Jallieu, de Castres ou ici à Limoges ?

Depuis deux ans, lors des stages de préparation de début de saison sportive, nous nous rendons avec l’équipe première de l’USAL dans un dojo de Limoges pour effectuer des séances de lutte. Lors de ces entraînements, nous réalisons des combats qui mélangent à la fois des techniques de lutte et des techniques de judo. Ces méthodes d’entraînement me plaisent beaucoup. De plus, elles sont très utiles pour aborder la saison sportive et les matches à venir.

Au judo, il existe un Code Moral. As-tu retrouvé ces valeurs au rugby ?

Absolument Stéphane ! Au judo comme au rugby, il y a des valeurs telles que l’honnêteté, le courage, la modestie, le respect des autres, etc. À mes yeux, elles sont très importantes. En effet, ces codes moraux permettent de grandir, de s’améliorer, d’évoluer positivement. Ces valeurs servent dans la pratique sportive mais aussi dans la vie de tous les jours.

As-tu des modèles dans le judo ?

Je n’ai pas vraiment de judokas modèles, mais je suis assez admiratif du parcours sportif de Teddy Riner. C’est un grand champion.

Que penses-tu du livre « Techniques de Judo », paru aux Editions Amphora, et des enseignements de Frédéric Demontfaucon dans cet ouvrage ?

Ce livre est très pratique, très clair et la description des techniques est excellente. J’aime bien également le format de l’ouvrage et la qualité des photos. De plus, c’est une bonne idée d’avoir classé les techniques de judo par niveaux avec l’icône des ceintures. Enfin, la petite rubrique récurrente avec les conseils du champion Frédéric Demontfaucon permet d’aborder chaque technique au mieux.

As-tu le souhait de pratiquer à nouveau le judo ?

Pourquoi pas ? Je suis toujours passionné par ce sport. D’ailleurs, je regarde avec plaisir les compétitions de la discipline à la télévision. Même si je suis rugbyman professionnel et très heureux ainsi, je n’exclus pas la possibilité de me remettre au judo une fois les crampons raccrochés, après ma carrière de rugbyman…

Maxim Meneghini :

Né le 27 novembre 1993 à Orange.

Licencié à l’USA Limoges.

International de rugby à XV avec l’Equipe d’Algérie.

Poste occupé : Centre.

Taille : 1,82 mètre.

Poids : 95 kilos.

Propos recueillis par Stéphane Weiss

Pour plus d’informations : 

Techniques de Judo

Stéphane WEISS et Frédéric DEMONTFAUCON

 

 

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Les fossés – Paroles d’experts : Laurence GRARD-GUENARD https://ed-amphora.fr/blog/2017/09/20/fosses-paroles-dexperts-laurence-grard-guenard/ https://ed-amphora.fr/blog/2017/09/20/fosses-paroles-dexperts-laurence-grard-guenard/#respond Wed, 20 Sep 2017 08:19:39 +0000 http://ed-amphora.fr/?p=73990 Les fossés, appelés également trous, sont des obstacles qui nécessitent des sauts en longueur au-dessus du vide. La confiance Le cheval a besoin de sécurité. Il doit également avoir confiance en son cavalier : aucune gêne, […]

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Les fossés, appelés également trous, sont des obstacles qui nécessitent des sauts en longueur au-dessus du vide.

La confiance

Le cheval a besoin de sécurité. Il doit également avoir confiance en son cavalier : aucune gêne, fluidité de l’accompagnement, franchise de l’abord, détermination, autorité calme.

Pas de saut

Un fossé fait au maximum 3.60m de large en compétition au plus haut niveau :

  • Jusqu’à1.20m en concours poney
  • Jusqu’à 2.50m en concours AS poney
  • Jusqu’à 1.50m en concours Club
  • Jusqu’à 3.20m en concours Amateur
  • Et 3.60m en concours Pro Elite.

Cette longueur est, dans la plupart des cas, inférieure à l’amplitude d’une foulée de galop. Le franchissement nécessite un minimum d’élan, le fossé ne se saute pas mais s’enjambe.

Progression

Commencez par des trous faciles et sans danger : 30 cm de profondeur, 1.20m de large, des contours bien délimités.

Basez toute l’initiation sur la franchise, franchissement à pied, en longe, monté, au pas, au trot, au galop.

L’Abord

  • Pour éviter les temps d’arrêt et les sauts de pied ferme qui déstabilisent le cavalier et impriment des mauvais souvenirs au cheval, conservez un rythme soutenu
  • La foulée doit être ample (cheval décontracté donc cavalier décontracté), pour qu’il n’y ait aucun souci de couverture de la largeur lors du franchissement. Obtenir ainsi un « saut » facile donnera confiance au cheval.
  • Un cavalier décontracté et calme influence positivement le mental de son cheval. Un cavalier agité l’inquiète.
  • Cherchez la facilité des franchissements en suivant un cheval routiné, ou en direction d’un groupe à rejoindre.
  • Si le contour du fossé est mal ou non délimité, rééquilibrez le cheval et conservez un contact franc. S’il est bien délimité, par un tronc par exemple, laissez le cheval se rapprocher pour l’appel en mollissant dans les doigts.
  • Conservez la tête à niveau, mais pas trop haute, pour éviter que le cheval se focalise sur le trou.

 

Gérer les refus

En cas de refus, gardez le cheval devant le fossé, et insistez jusqu’à ce qu’il le franchisse, d’où l’intérêt de mettre en confiance sur des tout petits trous que le cheval peut enjamber.

Revenez en position de sécurité, assis et légèrement en arrière, et tant pis si vous êtes en retard sur le « saut ». Prenez un collier et la crinière dans les mains et n’exercez aucune traction sur les rênes.

Restez droit face au fossé, conservez des jambes actives, cravache prête à agir. Après le franchissement, permettez un retour au calme puis revenez un peu plus tard en conservant juste un couloir de rênes et des jambes au contact.

Aborder en foulées décroissantes, c’est prendre le risque d’un refus. Plus tard, prenez les fossés plus larges comme une rivière de concours hippique : équilibrez assez loin et venez sur des foulées croissantes.

Le cheval au refus est généralement un cheval surpris ou mis en difficulté mais qui avait la volonté de sauter. Cherchez d’où vient le problème de surprise ou de confiance avant de punir. Un cheval qui dérobe est une faute plus grave. Le cheval ne se prépare pas à sauter, mais à dérober ou à faire demi-tour. Il y a un retour au travail sur le plat à faire avant de revenir en terrain varié.

Retrouvez les ouvrages de Laurence GRARD-GUENARD :

  

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Trails et Ultras Mythiques – Bertrand Lellouche https://ed-amphora.fr/blog/2017/07/21/trails-ultras-mythiques-bertrand-lellouche/ https://ed-amphora.fr/blog/2017/07/21/trails-ultras-mythiques-bertrand-lellouche/#respond Fri, 21 Jul 2017 12:04:30 +0000 http://ed-amphora.fr/?p=73635 Comme beaucoup de passionnés, Bertrand Lellouche est tombé par hasard dans la course à pied. Plus que le simple running, l’auteur de « Trails et Ultras Mythiques », publié aux éditions Amphora, aime communier avec la nature […]

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Comme beaucoup de passionnés, Bertrand Lellouche est tombé par hasard dans la course à pied. Plus que le simple running, l’auteur de « Trails et Ultras Mythiques », publié aux éditions Amphora, aime communier avec la nature et découvrir les belles valeurs qui conduisent les adeptes de longues distances. Tout au long de ce livre, Bertrand Lellouche livre ses secrets et son enthousiasme. Un ouvrage incontournable pour comprendre ce qui construit les plus beaux trails et ultra-trails.  

– Pourquoi ce livre ?

J’ai d’abord envie que les lecteurs découvrent un monde fabuleux, prennent du plaisir, rêvent, s’identifient… tout en captant de multiples idées à travers l’ouvrage. Si, en plus, je peux leur donner envie de participer à ces belles courses, les aider à écrire leur propre histoire et à s’accomplir, mon vœu sera alors pleinement exaucé. Je leur propose ici un vrai partage d’expériences à travers l’Hexagone et divers coins du monde.

Au départ, j’avais pris l’habitude d’écrire simplement pour partager avec mes proches, mes émotions, mes histoires afin qu’ils comprennent et vivent l’aventure avec moi.

– Avant de vous lancer dans de telles aventures, comment avez-vous débuté la course à pied ?

Tout a commencé il y a une quinzaine d’années avec un défi lancé par des amis, alors que la course à pied n’était pas du tout ma tasse de thé. Je pratiquais le judo depuis très jeune ainsi que le VTT, le tennis et la voile. Courir me paraissait alors ennuyeux, pas très ludique et ne me motivait pas du tout. En 2002, je devais faire le Paris-Versailles avec des proches mais me suis dégonflé, appréhendant aussi bien ses 16 kilomètres que sa côte légendaire. Dans la foulée, mes amis ont insisté et proposé de parcourir un semi-marathon. L’ambiance avait l’air sympa et je me suis finalement laissé embarquer.

– Le déclic est arrivé lorsque l’on vous a offert un cardio-fréquencemètre ?

En effet, cela a été clé car je me suis immédiatement rendu compte combien je courais trop vite. Avant, au bout de 30 minutes, j’étais cassé, fatigué, alors qu’il suffisait juste de s’adapter à l’effort. En parallèle, en achetant un magazine comme Jogging International, j’ai découvert que la course à pied était bien plus technique que ce que je croyais.

Cela n’était pas que physique et j’ai commencé à d’autant plus m’y intéresser que la sensation de plaisir est vite apparue. Ensuite j’ai appris à me connaître un peu plus et j’ai eu envie d’aller plus loin. Pendant 4 ou 5 ans, j’ai vécu les joies et difficultés du marathon avant de faire le choix d’aller plus loin.

– Une nouvelle rencontre va changer votre vie ?

En décembre 2007, à l’occasion de la Corrida d’Issy-les-Moulineaux, je rencontre un ami qui me dit organiser une nouvelle course, l’Éco-Trail de Paris… avec 80 kilomètres à parcourir ! Persuadé que cela n’est pas pour moi et réservé aux fous, je regarde quand même par curiosité le site internet afin de découvrir le parcours. L’ingéniosité du tracé en région parisienne me surprend et j’apprécie que l’épreuve passe sur l’île Saint Germain, tout près de chez moi. Une semaine après, le goût du défi va me pousser à m’inscrire à l’événement…

Courir dans la nature au lieu de la route m’a tout de suite emballé. Cela a révélé quelque chose en moi. J’ai découvert de nouveaux terrains de jeu, de nouveaux horizons et personnes. Les envies évoluent et je me suis aussi découvert des capacités physiques et mentales insoupçonnées. C’est devenu possible pour moi de parcourir de grandes distances dans de grandes courses.

– Et votre vie tourne aujourd’hui autour de la course à pied ?

Je suis marqué par mes 35 ans de judo, ce qui m’a conduit à toujours essayer de bien équilibrer vie personnelle, professionnelle et sportive. Je ne suis pas un drogué de course à pied et n’éprouve pas de manque si je ne pratique pas. Du coup, l’inscription à des épreuves me pousse à garder un rythme d’entraînement régulier. In fine, si je fais le nécessaire pour ne pas me planter le jour J, cela n’est pas toute ma vie non plus.

– Il y a un esprit du trail qui n’existe pas sur la route avec de la solidarité entre les coureurs. Il y a une communauté.

J’ai découvert des valeurs autour du trail avec la nature et la solidarité. Être quelqu’un de bien avec des valeurs, c’est l’esprit des trailers. Être en phase avec la nature et les autres. Plus c’est long et plus ces valeurs sont fortes. Il faut du courage, de l’humilité, de la solidarité. On ne peut pas tricher. Courir ces longues distances dans la nature me procure des émotions uniques. On profite des paysages, des levers du soleil… Il y a aussi le plaisir de se retrouver seul au milieu de la nature, comme par exemple à la Réunion lors de la Diagonale des Fous. En fait, j’aime aussi bien ces moments avec moi-même que l’esprit de groupe car l’échange est important. J’ai fait des courses en duo ou avec d’autres coureurs. Il n’y a pas besoin de parole dans ces cas-là. On apprécie ce que l’on voit et ce que l’on ressent, en silence.

– On joue avec les éléments extérieurs aussi. Il y a les risques, les blessures et l’échec ?

Il faut qu’il y ait une forme d’incertitude. Avant de partir, j’aime l’idée de ne pas être certain de finir la course. Cela doit être un défi. Il y a des paramètres qui peuvent interférer. Le plaisir est encore plus grand quand tu réussis. L’échec, j’en parle dans le livre. Cela m’est arrivé et ce n’est pas négatif. Ce sont d’abord des expériences et moyens de progresser, d’apprécier encore plus la réussite.

Ce qui rend fier, ce sont les courses durant lesquelles j’ai failli ne pas franchir la ligne d’arrivée et suis quand même parvenu au bout. Bien gérer et maîtriser une longue course est aussi extraordinaire. Il faut aussi construire son histoire et prendre du plaisir lors de l’entraînement pendant six à douze mois. La course, c’est la cerise sur le gâteau. C’est la récompense de beaucoup d’efforts. En fait, il y a toujours de belles choses à retenir et à vivre.

-C’est quoi l’échec. Ne pas rallier l’arrivée ?

Pas forcément ni uniquement car il y a aussi nombre d’aléas le jour de l’épreuve. Ne pas se donner les moyens de relever le défi fixé est surtout le premier écueil. ll ne faut pas non plus répéter ses erreurs sinon cela signifie que l’on n’a pas compris ou appris. J’ai raté des choses sur l’alimentation ou d’autres points… Tout ceci est une quête personnelle du premier entraînement jusqu’au au point final. J’essaie de comprendre et prendre du recul. L’échec est souvent très relatif et permet simplement de se remettre en question comme de progresser.

– Quelle est la course que vous auriez voulu réaliser et qui n’est pas dans le livre ?

Pour moi, il ne me manque pas grand-chose. Mais heureusement, j’ai déjà de bons projets de course cette année comme l’année prochaine. Avec une autre dimension, plus aventure. Les courses que je présente dans le livre sont des épreuves « coup de cœur » par la difficulté, l’endroit, l’organisation, le côté différent…

Je suis fier de mes courses. Il y en a que j’ai refaites mais c’est surtout la nouveauté et les découvertes qui m’attirent. Le temps et le budget, notamment pour les épreuves à l’étranger, sont cependant des contraintes. Ce n’est pas plus mal car je me dis aussi que ce sont des projets pour plus tard. Je craignais, après mes trois courses comme le Marathon des Sables dans le désert, l’Ultra Trail du Mont Blanc et la Diagonale des Fous à la Réunion, de ne plus avoir d’envies. Et finalement, il reste nombre de projets à accomplir, même si je n’aime pas trop la surenchère et veux éviter de faire la course de trop.

Je ne veux pas m’abimer même si j’ai des petits bobos. Notamment depuis 3 ou 4 ans à un genou. Je m’adapte car je veux encore marcher sans gêne dans 15 ans. Je veux pouvoir durer et prendre encore du plaisir. La pratique de la marche nordique va dans ce sens et m’a même permis de bien progresser en montagne.

Comme au judo, j’affronte les difficultés non pas en force mais en les contournant pour pouvoir m’en sortir. Je m’adapte face à l’état de mon genou et ce ménisque à préserver. Il faut se réinventer, et cet obstacle, je l’ai finalement transformé en force.

– Quelle course avez-vous préféré ?

J’ai un faible pour la Trace des Ducs de Savoie. D’abord parce que j’y ai vécu de magnifiques histoires avec de très beaux paysages sauvages. J’apprécie aussi beaucoup l’organisation soignée de l’Ultra Trail du Mont Blanc et l’enthousiasme général à Chamonix. Malgré le leadership, les organisateurs se remettent toujours en question.

Ceci étant, il y a tellement de belles épreuves ! J’apprécie aussi beaucoup les plus petites courses avec une dimension humaine importante comme le Raid 28. J’ai connu des difficultés pour la réussir et c’est une course très forte.

– Quand on passe la ligne, on éprouve quel sentiment ?

En franchissant la ligne, on ressent une forme d’accomplissement. C’est un immense plaisir avec souvent un regain d’énergie dans les derniers hectomètres qui précèdent. On savoure. C’est une belle histoire qui prend fin.

– La découverte de soi ?

Je pensais bien me connaître avec le judo. Et pourtant, on continue de se découvrir tout le temps avec la course à pied. Je ne pensais pas autant. C’est formidable. Ce voyage intérieur m’apporte un sentiment de zénitude aujourd’hui.

– Courir avec une blessure c’est possible aussi ?

Cela dépend des cas, mais on finit souvent par faire abstraction de la douleur. Le corps sécrète des endorphines et anesthésie la zone. C’est incroyable. Je l’ai vécu au Marathon des Sables face à de nombreuses ampoules. C’est énorme ! On pense à autre chose et puis… on n’y pense plus ! Il y a aussi les douleurs pour lesquelles il faut savoir s’arrêter car cela peut gravement empirer. Une fois, au Raid 28, après 12 heures de course, j’ai préféré arrêter que finir par m’écrouler en hypothermie. Il faut rester lucide et parfois savoir dire stop avant qu’il ne soit trop tard et de se mettre en danger. Je connais des cas de coureurs contraints d’arrêter la course à pied après avoir forcé pour finir leur Ultra Trail du Mont Blanc. Ce n’est pas ma philosophie car la course est d’abord un apprentissage personnel, pas un but en soi.

– Quel est le grand message du livre ?

Dans le chapitre « Les Fondamentaux », mon graphiste a fait ressortir un extrait « il faut donner du sens à ce que l’on fait ». C’est probablement la clé de tout ! L’erreur serait de ruiner son mental, son physique ou ses relations avec ses proches et son environnement. Enfin, j’encourage tout le monde à aller vivre ses rêves, souvent bien plus accessibles qu’on ne l’imagine…

Pour en savoir plus : 

Trails et Ultras Mythiques

Bertrand Lellouche

Editions Amphora

 

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Marathon féminin: les françaises étaient pionnières ! – Michel Delore https://ed-amphora.fr/blog/2017/07/13/marathon-feminin-francaises-etaient-pionnieres-michel-delore/ https://ed-amphora.fr/blog/2017/07/13/marathon-feminin-francaises-etaient-pionnieres-michel-delore/#respond Thu, 13 Jul 2017 11:49:13 +0000 http://ed-amphora.fr/?p=73592 Le film « Free to run » nous montre les tribulations de l’américaine Katrin Switzer lors du marathon de Boston 1967 où elle est disqualifiée après l’arrivée : la course est interdite aux femmes ! Mais elle […]

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Le film « Free to run » nous montre les tribulations de l’américaine Katrin Switzer lors du marathon de Boston 1967 où elle est disqualifiée après l’arrivée : la course est interdite aux femmes ! Mais elle n’est pas la première marathonienne de l’histoire.

Bien avant il y eut en France des pionnières. Le 25 novembre 1903 une « Course des midinettes » rassemble 2500 femmes de Paris à Nanterre sur la distance de 12 km. La première championne française du hors stade est Jeanne Cheminel en 1 h 10′ : les coureuses sont habillées en costume de ville…

La première marathonienne de l’histoire de France est sans doute Marie-Louise Ledru le 29 septembre 1918 lors du « Tour de Paris » où elle se classe 38ème sur 78 (hommes compris) en 4 h 30′. Marie-Louise est une habituée des marches athlétiques de grand fond comme Paris-Evreux et Paris-Rouen.

En 1950, lors de la course Sedan-Charleville (première édition en 1906 avec 82 coureurs) sur la distance de 24,3 km, la française Raymonde Gillet veut s’inscrire : pas question ! Après de longues discussions elle est autorisée à s’élancer sur le parcours en « candidate libre » une demie heure avant le peloton (100 % masculin). Vite escortée par de nombreux cyclistes, elle est applaudie et follement encouragée par les milliers de spectateurs qui comprennent vite la situation. Elle raconte l’accueil à l’arrivée : « Tout le monde m’entourait, me bousculait, des journalistes de Paris me posaient des questions et me photographiaient, j’avais 20 ans et je m’en souviendrais toujours ».

Les organisateurs se couvrirent de ridicule et Raymonde put s’inscrire l’année suivante.

En 1969, mon ami Jean-Marie Wagnon, qui venait de battre les records de France sur piste des 20 km et de l’heure, me parla d’une athlète, une phénomène de 14 ans : Chantal Langlacé, une chti comme lui. En 1974, à 19 ans, elle établit la meilleure performance mondiale du marathon féminin en 2 h 46′ 26″ avant de battre le record du monde officiel en 1977 avec 2 h 35′ 15″. Professeur d’EPS, elle bat son record personnel en 1986 à Lille en 2 h 33’58 ».

En France, actuellement, si on enlève notre championne d’Europe Christelle Daunay (record à 2 h 24′ 22″ et médaillable à Rio), aucune marathonienne française ne fait mieux que Chantal en 1986…

Plus d’infos : 

Running – Du jogging au marathon

Michel Delore

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Interview de Pierre-Yves Roquefere – Coach 3.0 https://ed-amphora.fr/blog/2017/07/12/interview-de-pierre-yves-roquefere-coach-3-0/ https://ed-amphora.fr/blog/2017/07/12/interview-de-pierre-yves-roquefere-coach-3-0/#respond Wed, 12 Jul 2017 07:55:26 +0000 http://ed-amphora.fr/?p=73510 Un coach polyvalent, capable d’apporter des solutions à son athlète ou à son équipe dans de nombreux domaines grâce à des compétences élargies, c’est l’idée que défend Pierre-Yves Roquefere dans son livre « Coach 3.0 Spécialiste […]

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Un coach polyvalent, capable d’apporter des solutions à son athlète ou à son équipe dans de nombreux domaines grâce à des compétences élargies, c’est l’idée que défend Pierre-Yves Roquefere dans son livre « Coach 3.0 Spécialiste Performance » publié aux éditions Amphora.  Un ouvrage technique, complet, mais aussi militant, écrit par un adepte de la polyvalence et de l’apprentissage permanent. Une approche qui amène le coach d’aujourd’hui vers la gestion de la performance de demain.  

 

– C’est un livre très complet. D’où est venue l’idée de ce livre ?

C’est un peu comme dans le secteur médical en France. Pour l’œil, il y a l’ophtalmo, pour le cœur on va voir le cardiologue… alors qu’un médecin avec une approche plus « orientale » pourrait répondre à tous ces besoins en faisant le lien entre tous les organes, comme le fait l’acupuncteur dans son approche. C’est ce concept que je propose dans le livre. Le coach 3.0 doit être en mesure de répondre aux attentes assez vastes des sportifs ou du staff d’encadrement.

– Votre approche se base sur l’exemple d’un généraliste spécialisé dans de nombreux domaines ?

Cette nouvelle approche très complète serait une excellente idée. Elle permettrait aussi de faire évoluer le métier pour une professionnalisation plus transversale, donnant au coach plus d’issues professionnelles.

Actuellement il y a tous ces titres qui existent : le préparateur mental, le préparateur physique, le coach en cross-fit… Pour moi c’est une réalité de « victimes des modes ». Il devrait y avoir une seule et unique formation avec une colonne vertébrale solide, aux fondamentaux repensés intégrant la maîtrise des outils technologiques.

Actuellement, le sportif ne sait plus vraiment qui fait quoi au milieu d’une « profession mille-feuille » : préparateur, entraîneur, coach, etc. Tout le monde peut faire n’importe quoi sans être réellement contrôlé.

Que cela soit pour la compétition, la santé, l’esthétique ou le loisir, la rencontre entre un coach et un sportif est essentielle.  Le coach est comme un professeur de collège, de lycée ou d’université. Idéalement, il donne davantage que sa propre matière. Il a une capacité à faire le lien entre cette manière qu’il maîtrise et plusieurs autres domaines pour donner un sens concret et compréhensible à l’élève. Une forme de transversalité utile dans la vie.

– Le Coach 3.0 est donc un coach polyvalent.

Exactement. Un coach 3.0 doit être pointu, polyvalent, pour pouvoir se permettre, lorsqu’il regarde évoluer un sportif, d’avoir un prisme suffisamment complet. Par exemple, si un joueur de tennis à Roland Garros perd le point, son coach 3.0 doit pouvoir instantanément en analyser les causes énergétiques, musculaires, techniques, tactiques et psychologiques. Son prisme doit être transversal et instantané pour apporter une analyse rapide et donner le conseil qui fera la différence.

Cela ne sert à rien de commenter façon groupie comme on le voit souvent par des « Vas-y, c’est bien ! Vas-y, c’est bien ! ». Mieux vaut être précis et parler au sportif de vitesse, de force, de bras gauche ou de garde pour un sport de combat. Le coach 3.0 sait évidement hiérarchiser ses conseils et son diagnostic.

Le coach 3.0 est ce professionnel du sport suffisamment formé et expérimenté.

– Peut-il être expert de tous ces domaines ?

Je ne sais pas s’il peut être expert dans tous les domaines mais il doit essayer d’aller dans ce sens. Il ne se cantonne pas qu’à la technique et au physique. Il gère aussi la relation humaine, la préparation psychologique ou mentale… donc oui, il doit éviter de se faire enfermer dans une seule technicité s’il veut progresser et être efficace.

– Les spécialistes défendent souvent l’importance de l’expertise dans chaque domaine bien séparé. Votre avis n’est pas partagé par tout le monde ?

Se diversifier est d’abord un moyen d’évoluer professionnellement, d’être meilleur.

Les coaches le font souvent instinctivement dans les petites structures faute de moyens. Ils doivent gérer tous les bobos, parler technique, analyser une vidéo, dispenser des conseils techniques, réconforter psychologiquement, etc.

J’ai dû personnellement le faire plusieurs fois sur des championnats internationaux et cela a très bien fonctionné, même si cela demande un réel investissement.

Il faut, dans tous les épisodes de la vie, continuer à apprendre sans jamais rester cloisonné. D’ailleurs le Coach 3.0 doit rester à l’affût de toutes les nouveautés par une curiosité intellectuelle bien aiguisée et une capacité d’adaptation permanente. On peut occuper un poste avec une dominante importante, mais toujours chercher à comprendre et avoir un avis sur les autres secteurs transversaux de son environnement de performance.

– Pourquoi 3.0 ?

3.0 signifie le futur proche en langage technologique. Aujourd’hui, nous sommes donc au 2.0. en termes de degré de performance technologique et nous amorçons très vite le 3.0, l’étape suivante.

Dans le 3.0, je suis persuadé que le pilotage technologique va être de plus en plus important ainsi que le partage et la quantité de données à traiter.

Il est donc essentiel que chaque membre d’un staff comprenne et partage ce que fait l’autre. Aujourd’hui, nombreux sont les dirigeants qui ne comprennent pas ce que font les acteurs des cellules « performance ». Certains en profitent d’ailleurs pour se poser en expert et prendre du pouvoir sur ceux qui maîtrisent peu la technologie.

Aux États-Unis, en NFL, les staffs sont très étoffés, et les statisticiens codifient les actions technico-tactiques en permanence. Ces gars-là ont le pouvoir parce qu’ils apportent une analyse rationnelle, mais attention, un bon statisticien doit savoir aussi retourner vers le terrain, ne serait-ce que pour voir si ce qu’il déduit fonctionne concrètement. Aujourd’hui, peu d’entraîneurs comprennent ce qu’est une matrice, un algorithme. Cela n’est pas normal. Car sait-on jamais, les technologies ayant tendance à se rapprocher de plus en plus des facultés humaines, elles commettront certainement un jour des erreurs, et seuls ceux qui auront pris la peine d’appréhender leur fonctionnement seront capables de les anticiper et de prendre des décisions contraires, en toute connaissance de cause. Le garde-fou humain.

– Le coach 3.0 doit aussi comprendre les données recueillies pendant un match, une épreuve ou un combat ?

Exactement ! J’en ai parlé avec plusieurs membres de staff qui m’ont confirmé qu’ils n’utilisaient en effet que 10% des données récoltées, faute de temps. Il n’y a pas de vraie réflexion sur le sujet. Je pense, par exemple, que sur une analyse vidéo d’épreuve, de match ou de combat, on doit aussi être capable de décortiquer les paramètres énergétiques et musculaires. L’exemple des capteurs sur les joueurs de football est assez révélateur. On s’aperçoit que le joueur a couru 11 km pendant le match, fait un nombre précis de passes. C’est bien mais on en fait quoi de cette information ? Quelle est l’incidence sur l’entraînement suivant ?

– Pourquoi revenir sur le lexique sportif ?

Il est temps de vulgariser tous ces concepts. Quand je dis aux sportifs : « On est proches de l’objectif » ou « on est dans l’objectif », ils comprennent. Je mets des codes couleurs en fonction de l’intensité : 80% ou 90% de VMA par exemple. En rouge, le sportif saura que c’est du lactique, Orange que c’est de l’alactique et bleu de aérobie.

Prenons un exemple parmi d’autres, celui de la planification. Quand j’évoquais les termes de PPG, de PPA, de microcycle, mesocycles, etc. Lorsque j’ai pris en charge les équipes de France en 2007, j’ai expliqué aux sportifs leur planification. Il y en a plusieurs qui m’ont demandé ce qu’était la PPG. Je leur ai dit que cela voulait dire Préparation Physique Générale. Ils ne comprenaient toujours pas pourquoi parler uniquement de physique alors qu’ils s’entraînaient aussi techniquement… Je ne parle même pas des micro, méso, qui étaient pour eux à des années-lumière de leur dialecte.

– Quel est le grand message du livre ?

Le grand message du livre est simple : pour pouvoir s’adapter à tous les sportifs, à tous les sports, à toutes les nouvelles technologies, il faut élargir son champ de compétence tout le temps.

Il faut évoluer, parce que certains métiers n’existeront plus dans 5 ou 10 ans et il est essentiel d’être curieux en permanence, de ne jamais complexer. Un peu comme un enfant qui va à l’école et qui apprend plein de matières différentes pour acquérir une culture et une force de caractère telles qu’il pourra s’adapter à tout, tout le temps.

Le message du livre est donc que la méthode proposée donne au coach 3.0 une logique de fonctionnement lui permettant d’agréger de multiples connaissances tout en préservant l’humain, qui doit absolument maintenir un temps d’avance sur le progrès technologique pour en garder le contrôle.

 

Plus d’infos : 

Coach 3.0 – Le spécialiste Performance.

Pierre-Yves ROQUEFERE
Editions Amphora

 

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Interview de Jérôme Sordello – La marche nordique https://ed-amphora.fr/blog/2017/05/18/interview-de-jerome-sordello-marche-nordique/ https://ed-amphora.fr/blog/2017/05/18/interview-de-jerome-sordello-marche-nordique/#respond Thu, 18 May 2017 14:11:21 +0000 http://ed-amphora.fr/?p=72997 Vous n’avez plus d’excuses pour ne pas pratiquer une discipline sportive et pour ne pas vous mettre en marche. Originaire de Finlande, la marche nordique a déferlé ces dernières années en France. Les marcheurs sont […]

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Vous n’avez plus d’excuses pour ne pas pratiquer une discipline sportive et pour ne pas vous mettre en marche. Originaire de Finlande, la marche nordique a déferlé ces dernières années en France. Les marcheurs sont reconnaissables aux bâtons qu’ils utilisent pour se propulser vers l’avant. La marche nordique reprend la technique et le rythme du ski de fond sans les skis. Jérôme Sordello, spécialiste de la course à pied, vous propose un ouvrage très complet aux éditions Amphora. Un livre écrit à quatre mains avec Samuel Bernard qui ouvre une fenêtre sur la pratique très grand public de la marche nordique.  

– Pourquoi écrire un livre sur la marche nordique lorsque l’on est un spécialiste de course à pied ?

Mon cœur de métier est avant tout d’être coach sportif. Titulaire du DESS « Préparation Physique et Management des Équipes Sportives » de l’UFR STAPS de Strasbourg, j’ai pu acquérir grâce à ma formation universitaire et sportive la compétence d’analyser les caractéristiques de pratique et d’entraînement pour toutes les activités physiques et sportives. Ainsi, après avoir écrit des ouvrages sur des accessoires et méthodes d’entraînement comme le Swiss Ball ou la Power Plate, et sur des activités plus universelles comme le running qui est mon sport de prédilection, je me suis lancé dans l’écriture de « La Marche Nordique ».

– Quels sont les points communs entre la course à pied et la marche nordique ?

Avant tout, il s’agit de deux disciplines en plein essor et faciles d’accès. Les deux activités présentent de nombreux bienfaits avec des impacts très positifs sur la condition physique et la santé. Il s’agit de deux sports d’endurance mais qui ne délaissent pas le renforcement musculaire. Les contraintes anatomiques en moins pour la marche nordique et avec encore plus de bénéfices concernant le domaine de la réhabilitation physique et mentale.

– Comment situer la marche nordique dans la hiérarchie des sports d’endurance ?

La marche nordique a pour particularité de réintroduire le système de déplacement « quadrupédique » ou des quatre appuis « fonctionnels ». Ce mode de déplacement situe ainsi la marche nordique dans la catégorie d’activités physiques et sportives comme le ski de fond ou la randonnée en montagne avec bâtons.

En quoi la marche nordique se rapproche-t-elle du ski de fond, sans les skis, sans les bâtons et sans le forfait ?

La marche nordique se rapproche du ski de fond dans le sens où elle est née du ski de fond. En effet, la marche nordique a connu ses premiers balbutiements en Finlande en tant que méthode d’entraînement hors saison des skieurs de fond pour continuer à s’entraîner en l’absence de neige. Les premiers pratiquants l’appelaient alors le « ski marche ». Depuis, la pratique a évolué et pris son indépendance mais reste un moyen d’entretien ou d’entraînement physique des skieurs de fond. Même si la marche est souvent remplacée par la pratique du roller avec bâtons.

– En quoi la marche nordique se différencie-t-elle de la marche athlétique ? Quelles différences avec la marche version athlétisme très connue avec le célèbre Yoann Diniz ?

Par rapport à la marche athlétique, la marche nordique est plus accessible car plus naturelle. De plus, elle permet d’optimiser le travail du corps dans sa globalité tout en diminuant la charge au niveau des membres inférieurs la plupart du temps.

– Est-ce un sport qui fait travailler l’ensemble du corps ?

Tout à fait ! L’intérêt principal de la marche nordique réside justement dans une intervention de la majorité des groupes musculaires. Pour reprendre les paroles du Docteur Jacques Pruvost, médecin du sport : « On entend souvent dire que la marche nordique fait travailler 80 % des muscles, mais je dirais plutôt 98 %, car je ne vois pas très bien quel muscle ne travaille pas ». Comparée à la marche classique, la marche nordique, de par l’utilisation des bâtons, requiert un travail plus important des muscles des membres supérieurs.

– En quoi est-ce une discipline accessible pour beaucoup ?

La marche nordique est une activité facile et accessible. Elle offre des domaines d’application divers : aspects cardio-vasculaires, renforcement musculaire, souplesse, équilibre et coordination… Grâce à cela, différents publics sont en mesure d’en retirer de multiples bénéfices : les sédentaires et travailleurs sédentaires, les enfants et adolescents, les seniors, les personnes en rééducation, les femmes enceintes ou après l’accouchement ainsi que les sportifs.

– C’est un sport forcément facile à apprendre. Quelles sont les techniques importantes à suivre ? 

La technique de la marche nordique n’est pas très compliquée en soi. Il suffit de respecter quelques règles de base et de s’entraîner un minimum. Dès la première séance, la progression est notable, et il suffira de quelques séances seulement pour maîtriser la pratique. Parmi les différents éléments techniques que l’on doit s’approprier, on retrouve une bonne posture avec un dos bien droit, la synchronisation des jambes et bras opposés avec une double rotation bassin/buste, une amplitude importante des mouvements de bras et de jambes, des mains qui alternent systématiquement des phases d’ouverture et de fermeture et un positionnement incliné des bâtons.

– Quelles sont les grandes techniques de la marche nordique ?

La technique ALFA est la principale technique de marche nordique. En provenance d’Allemagne, elle tire son nom des quatre techniques fondamentales qu’elle met en avant, à savoir : A pour Alignement du corps, L pour Long bras ou bras tendu, F pour Flat Pole ou bâtons obliques et A pour Adapted steps ou longueur de pas adaptée.

La technique 2P/B est une évolution de la technique ALFA menée par l’école italienne de la marche nordique avec une logique de progression dans son apprentissage. Elle repose également sur quatre fondamentaux, à savoir : Posture, Pas, Bras, Bâton.

La méthode OTOP reprend les fondamentaux de la technique ALFA mais intègre des adaptations issues d’autres méthodes ou techniques. Au final, on retrouve également quatre fondamentaux dont elle tire son nom : O pour Optimisation de la foulée, T pour Tenue du corps, O pour Ouverture des mains et P pour Position des bâtons.

– Les bâtons sont-ils obligatoires ?

Oui. La présence de bâtons est le principe clé de la marche nordique comparée aux autres types de marche !

– Quelles différences avec la randonnée ? Est-ce un moyen de préparer une randonnée ?

Par rapport à la randonnée, la marche nordique permet un déplacement plus rapide avec l’obtention d’une meilleure posture. Par rapport à la randonnée avec un bâton, on assiste à un travail plus symétrique qui aide à la propulsion. Elle peut être un moyen de préparation plus approprié que la marche seule ou la marche active.

– Quelles sont les disciplines complémentaires qui permettent de progresser en marche nordique ? Le vélo, le gainage… ?

Potentiellement toutes, à commencer par la course à pied !

– Comment composer un programme d’entraînement en marche nordique ?

Une fois la mise en main effectuée, plusieurs méthodes d’entraînement peuvent être associées afin de construire un programme d’entraînement : endurance, fractionné, travail en côtes…

Au niveau de la construction de la séance en elle-même, les séances de marche nordique se déroulent en plein air durant une à deux heures en moyenne. Chaque séance commence par une phase d’échauffement puis se poursuit par une phase de tonification puis de marche proprement dite. La séance se termine enfin par une phase de retour au calme et d’étirement.

– Quel est l’intérêt de la marche nordique pour un grand coureur comme vous ?

Aujourd’hui encore, la marche nordique entre dans la préparation de coureurs. Pour reprendre les paroles de Christian Perrier, vainqueur de la version marche nordique de l’Ecotrail de Paris 2015 : « des sessions de marche nordique lors de la préparation de certaines courses (essentiellement les trails de montagne) m’ont fait beaucoup progresser sur les portions où l’on y marche ».

Dans certains pays comme en Italie par exemple, des protocoles d’entraînement sont petit à petit développés et intégrés dans la préparation physique de disciplines athlétiques. L’utilisation des bâtons dans la gestuelle spécifique de l’athlète permettrait d’améliorer les actions équilibratrices et motrices des bras.

Enfin, la marche nordique représente un formidable outil de rééducation physique en vue de la récupération de la déambulation. Elle peut être aussi utilisée dans le but de prévenir les blessures ou même le surentraînement. En effet, transposée en course, l’utilisation de bâtons permet de réduire les pics et forces d’impacts d’environ 5 %.

Pour celles et ceux dont la discipline de prédilection reste la course à pied, la marche nordique est un complément possible, ni plus ni moins.

– Le secret de ce sport, c’est que cela ne coûte pratiquement rien, on peut le pratiquer partout, chacun à son rythme… C’est un sport pour toutes et pour tous ?

Assurément oui !

– Certains marathons célèbres s’adressent aussi aux marcheurs comme le Marathon de New-York. Va-t-on voir déferler des marcheurs sur ce type de courses prestigieuses ?

Je ne suis pas assez visionnaire pour répondre à cette question. Je souhaite qu’il y ait de plus en plus de pratiquants, qu’il s’agisse de coureurs, de marcheurs nordiques, de marcheurs athlétiques ; c’est une question de santé !

– Quelles sont les courses existantes en marche nordique ?

La marche nordique n’a pas échappé à l’arrivée des compétitions. Le cadre général de la marche nordique en compétition a été réglementé dans un cahier des charges par la Fédération Française d’Athlétisme. Un « Marche Nordique Tour » (MNT) destiné aux spécialistes des épreuves de compétition a même été lancé en septembre 2014, basé sur des épreuves labellisées FFA. Le guide des labels Marche Nordique en compétition (MNC) ainsi que le règlement du Marche Nordique Tour (MNT) sont disponibles sur le site internet de la FFA.

Pour en savoir plus : 

La marche nordique

Samuel BERNARD et Jérôme SORDELLO.

La marche nordique

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Interview de Patrick LHOPITALIER – Natation préparation athlétique pour tous https://ed-amphora.fr/blog/2017/05/12/interview-de-patrick-lhopitalier-natation-preparation-athletique/ https://ed-amphora.fr/blog/2017/05/12/interview-de-patrick-lhopitalier-natation-preparation-athletique/#respond Fri, 12 May 2017 10:34:34 +0000 http://ed-amphora.fr/?p=72910 Coacher des champions internationaux : c’est la mission que relève depuis onze saisons Patrick Lhopitalier au sein du Cercle des Nageurs de Marseille. Une expertise que ce préparateur sportif offre aux lecteurs des éditions Amphora tout […]

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Coacher des champions internationaux : c’est la mission que relève depuis onze saisons Patrick Lhopitalier au sein du Cercle des Nageurs de Marseille. Une expertise que ce préparateur sportif offre aux lecteurs des éditions Amphora tout au long des pages de son ouvrage intitulé : Natation – Préparation Athlétique pour tous. Une véritable plongée dans la préparation athlétique du nageur en dehors des bassins afin de lui permettre d’aller plus vite dans l’eau. Une méthode précise et adaptée à tous niveaux, du nageur du dimanche au grand champion international.

– Votre livre publié aux éditions Amphora est un formidable recueil d’expérience au contact des plus grands nageurs de la planète comme Florent Manaudou, Camille Lacourt…

Effectivement, j’ai synthétisé onze années d’expérience comme entraîneur d’athlètes de très haut niveau au Cercle des Nageurs de Marseille. J’ai aussi coaché l’équipe de France et je travaille au sein de la Fédération Française de Natation depuis 2009. Je désirais mener un travail de synthèse de mes connaissances sur le sujet de l’entraînement athlétique à travers ce que j’avais vu, ce que j’avais mis en place avec des athlètes de très haut niveau. Je voulais aussi répondre à un vrai besoin d’accompagnement sur les méthodes, les contenus d’entraînement et les orientations de travail pour apporter toutes ces connaissances à tous les entraîneurs qui évoluent dans les plus petites structures. Les entraîneurs de ces petits clubs ont plusieurs casquettes à porter et ils n’ont pas forcément le temps ni toutes les compétences et les informations pour répondre aux différentes problématiques qui se posent à la fois dans leur entraînement et dans la préparation athlétique du nageur.

– Quelle est la place de la préparation athlétique en dehors du bassin par rapport à l’ensemble de la préparation du nageur et de la nageuse ?

Cela dépend du niveau de pratique et des objectifs de performance de chaque nageur et de chaque nageuse. Plus les objectifs sont élevés, plus cette part est importante. On parle de préparation « à sec » pour la distinguer de la préparation dans le bassin. Il faut ainsi préparer son corps qui est son outil pour répondre à toutes les sollicitations qui sont de plus en plus nombreuses et intenses. Aujourd’hui, on se rend compte qu’il existe une très grande hétérogénéité de pratique d’un club à l’autre, d’un âge à l’autre, d’un sexe à l’autre. L’intérêt de ce livre est aussi d’amener les entraîneurs à se demander ce qu’ils devraient faire assez tôt dans la préparation de leurs nageurs et plus précisément de leurs jeunes nageurs afin de proposer des exercices adaptés au niveau de chacun. Par exemple, il faut savoir pourquoi, quand et comment on fait un exercice de renforcement abdominal ou de renforcement des épaules… Ces exercices doivent être réalisés très tôt dans le parcours d’excellence du nageur. La préparation à sec peut varier de 30% à 60% de l’ensemble de la préparation totale en fonction de la période. On met davantage l’accent en début de saison sur l’endurance et la condition physique générale pour préparer l’athlète à des volumes plus importants et plus intenses. Tout dépend de la planification. En effet, plus on se rapproche des grandes compétitions (Championnats régionaux ou Championnats de France petit et grand bassin) qualificatives pour les compétitions internationales, plus on réduit le volume de la préparation athlétique. Cette préparation est indispensable pour optimiser la performance du nageur. Ainsi se pose la problématique dans les petits clubs des créneaux qui ne sont pas extensibles et des orientations données aux entraînements. En effet les entraîneurs doivent faire des choix souvent au détriment de la préparation athlétique et du développement général du jeune nageur. Ils donnent ainsi la priorité aux entraînements en bassin car au bout du compte, la finalité reste l’eau. Ils ne comprennent pas toujours qu’il est important de passer un peu moins de temps dans l’eau pour réaliser un vrai développement des qualités physiques et optimiser l’apprentissage moteur aquatique.

– Comment s’adapter à un Stravius et un Manaudou dont les objectifs peuvent être les mêmes sur 100 mètres ?

Ce sont deux athlètes complètement différents avec des gabarits et une approche culturelle différente par rapport au travail à sec. Cette sensibilité est aussi liée au parcours de chacun et à l’apprentissage de l’athlète. Il est conditionné par l’entraîneur. Romain Barnier, l’entraîneur du Cercle des Nageurs de Marseille, vient des États-Unis et considère la préparation athlétique indissociable de la performance. Le travail passé en salle de gymnastique est indispensable. Il fallait faire prendre conscience de cela à Florent Manaudou. Son gabarit, la puissance qu’il développe par rapport à sa masse musculaire correspondaient parfaitement aux objectifs de la préparation athlétique. Un nageur comme Jérémy Stravius est plus aquatique, plus dans la fluidité, dans la souplesse gestuelle. Ce qui lui permet d’avoir une glisse plus naturelle. Cela n’est pas une machine à déplacer de l’eau comme Manaudou. Ils n’ont pas les mêmes envergures, les mêmes gabarits, les mêmes approches. Stravius est peut-être plus dans l’intellectualisation de sa nage pour s’approprier le mouvement parfait alors que Manaudou va tout défoncer dans l’eau au détriment parfois d’une nage académique. Mon rôle est de les mettre en accord avec leur sensibilité et leur besoin par rapport à ce que je leur demande. Il y a des choses qu’ils aiment faire et des choses qu’ils n’aiment pas.

– Comment rendre efficace une préparation athlétique dans la préparation générale du nageur ?

On part d’une préparation dite générale basée sur la rééquilibration musculaire ou sur la souplesse, puis on s’oriente plus spécifiquement sur les besoins de la nage. On différenciera ainsi les nages à axe long (crawl et dos) où l’on pivote autour de la colonne vertébrale, et les nages dites à axe court (comme la brasse et le papillon) qui demandent beaucoup plus d’ondulations au niveau du bassin. On s’adapte en fonction des besoins de chaque nage. À titre d’exemple, il y a des spécificités différentes entre un dossiste et un crawleur, même s’ils ont des besoins identiques en matière de battements de jambes. Leur position dans l’eau est inversée. Le nageur de crawl évolue la tête face au fond du bassin et l’autre est face au plafond. Il y a donc une problématique posturale différente. Il existe également une différence sur la phase propulsive où les appuis en crawl sont dans l’axe du corps tandis que ceux du dossiste sont un peu plus excentrés.

– L’objectif pour chaque nageur est de finir devant malgré des différences de qualités ?

Il y a plusieurs approches pour finir devant. On peut parcourir une plus grande distance par coup de bras ou alors on peut augmenter le nombre de coups de bras (cycles) en déplaçant moins d’eau mais en le faisant plus souvent et donc plus rapidement. On peut aussi jouer sur les deux paramètres. Jérémy a une coulée formidable et Florent est très explosif mais après il faut se déplacer.

– Plus qu’une préparation physique, c’est une vraie préparation athlétique que vous proposez à Marseille et dans le livre ?

Je suis très sensible au terme « athlète » dans le titre du livre car j’ai l’intime conviction, à travers le parcours athlétique à long terme du nageur, qu’avant d’être un sportif confirmé dans sa discipline, il faut être avant tout un athlète confirmé en ayant un développement optimal des qualités comme l’agilité, la coordination, l’endurance, la souplesse, la force… en commençant très jeune. La spécialisation dans une discipline intervient ensuite. C’est très important, notamment chez les jeunes, d’avoir une approche du développement athlétique à long terne.

– Coacher des athlètes internationaux vous demande aussi de vous remettre en question en permanence ?

Finalement, lorsque l’on coache des super athlètes, on doit sans cesse se remettre en question pour progresser et trouver de nouveaux facteurs de l’optimisation de la performance. Il y a une base commune sur l’excellence et sur le rapport vis-à-vis de soi. L’athlète de haut niveau est forcément égocentrique car il exige le meilleur de lui-même et de son entraîneur. Mais parfois il n’est pas non plus toujours très rigoureux. Il y en a qui sont plus matures que d’autres, plus sérieux que d’autres avec une appréciation plus précise de la rigueur et de l’exigence que demande le haut niveau.

À Marseille, l’émulation motivait tout le monde. On a traité un sport individuel comme un sport collectif. Je ne venais pas de la natation mais plutôt du rugby et des sports de combats. Ma rigueur en plus apporte beaucoup. Le manque de rigueur, c’est ne pas avoir une approche professionnelle. Manquer un entraînement, cela peut arriver à n’importe qui. Manger Mac Do matin, midi et soir, ne pas profiter des périodes de repos pour récupérer, cela est contreproductif à la performance en plus de manquer de respect à ses entraîneurs et au travail qu’ils accomplissent. On parle souvent des athlètes et de leurs résultats mais on ne parle pas des coache qui sont présents matin, midi et soir.

– Vous avez pu profiter de l’émulation dans le groupe ?

Le collectif de très haut niveau permet de s’autoréguler car si un nageur ou une nageuse prend un peu de retard, il se pénalise dans sa progression et il pénalise le groupe dans le concept de concurrence vis-à-vis des autres. C’était fantastique ! Ils évoluaient dans leur bulle de très haut niveau. On était jalousé pour cela aussi. On n’était pas toujours conventionnel mais les valeurs d’équipe étaient très fortes. Ils se sont retrouvés sur la rigueur, la compétition, les conneries, les sanctions… et au final la performance.

– Avec une préparation athlétique qui est complémentaire à la préparation dans l’eau ?

La préparation athlétique n’essaie pas de reproduire ce qu’ils font dans l’eau, mais développe les groupes musculaires qui permettent d’optimiser la réalisation technique d’un geste dans l’eau en y rajoutant de la souplesse, de l’endurance, de la force, de l’explosivité, de la puissance… On s’adapte en fonction des profils entre ceux qui sont moins explosifs, ceux qui sont moins forts, ceux qui sont moins endurants. Attention car le développement excessif de la masse musculaire n’est pas l’ami du nageur. Souvent synonyme de perte de souplesse, le développement musculaire est aussi associé à une prise poids. Et plus un nageur est lourd, plus il faudra se dépenser pour se déplacer vite dans l’eau. Il faut donc individualiser le travail en fonction des qualités de chacun et de leur expérience. Travailler avec un groupe pendant des années permet de savoir ce qui fonctionne ou non pour ajuster ensuite le travail.

– Peut-on anticiper certaines performances ou contre-performances avant une compétition ?

C’est possible. Je ne veux pas prédire ou juger sur un point de vue purement athlétique la performance future d’un nageur car c’est un tout. C’est aussi un état d’esprit, s’il est sur une bonne dynamique ou non. S’il plafonne sur un plan athlétique, il éprouve également des difficultés d’un point de vue général. Mais les sprinteurs ont des besoins spécifiques en force et puissance. S’il y a une baisse de performance par rapport aux années passées, il n’y a généralement pas de surprise dans le bassin.

– Votre rôle est central mais aussi très risqué ?

L’objectif est d’éviter les blessures et d’optimiser les performances. Mon objectif premier est de garantir l’intégrité physique de l’athlète. Ma mission est qu’il ne se blesse pas. Il faut qu’il s’étire, s’hydrate, mange et dorme convenablement pour espérer améliorer ses performances. Mais je ne suis pas là pour l’éduquer. C’est à lui d’assumer et d’être acteur de son projet sportif. Je suis là pour tirer les bonnes ficelles et améliorer ses résultats.

– Dans le livre, vous proposez de nombreux témoignages comme ceux de grands champions ou d’entraîneurs prestigieux ?

Les grands témoins apportent beaucoup à ce livre car je les ai entraînés ou encadrés. Cela apporte un plus. C’est une chance de les avoir côtoyés ou de les avoir entraînés. C’est un clin d’œil important.

C’est un livre qui partage mon expérience. Tous les publics sont concernés, du nageur du dimanche au champion. Le nageur de 50 ans qui évolue en catégorie Maître est concerné par le livre. Il s’adresse aussi à un jeune et à son coach, mais aussi à un débutant qui veut aller plus vite ou qui recherche un bien-être dans l’eau.

– Quel est le grand message du livre ?

Le grand message du livre est que si l’on a des objectifs de performance, nager c’est bien, mais se préparer à nager c’est mieux. En fonction de son âge, de son sexe, des objectifs, de ses limites… Cela n’est pas uniquement battre des bras et des jambes. Il faut bien évidemment aller dans l’eau, mais on peut aussi développer des qualités de coordination, d’agilité, de souplesse, de tonicité posturale et de force. Tout cela passe par la préparation athlétique.

Pour en savoir plus : 

Natation – Préparation Athlétique pour tous

Patrick LHOPITALIER
Editions Amphora

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Interview d’Antoine LOCURATOLO – Callisthénie – La Musculation Globale https://ed-amphora.fr/blog/2017/05/04/interview-dantoine-locuratolo-callisthenie-musculation-globale/ https://ed-amphora.fr/blog/2017/05/04/interview-dantoine-locuratolo-callisthenie-musculation-globale/#respond Thu, 04 May 2017 12:58:05 +0000 http://ed-amphora.fr/?p=72881   Si la musculation est souvent un outil de préparation pour les gymnastes, Antoine Locuratolo propose l’inverse dans son livre publié aux éditions Amphora et intitulé Callisthénie – La Musculation Globale. Sa méthode utilise les […]

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Si la musculation est souvent un outil de préparation pour les gymnastes, Antoine Locuratolo propose l’inverse dans son livre publié aux éditions Amphora et intitulé Callisthénie – La Musculation Globale. Sa méthode utilise les mouvements de gymnastique afin de développer un corps athlétique. Une discipline dénommée Callisthénie.

– La gymnastique au service de la musculation, c’est une évidence pour vous ?

Un gymnaste va utiliser la musculation en « poids de corps » en vue de la performance en gymnastique et en compétition. Je propose l’inverse afin d’offrir une condition physique complète. Je sors du cadre de la compétition. La callisthénie nécessite peu de matériel et c’est une discipline assez ludique pour développer sa condition physique.

C’est une évidence compte tenu de mon parcours personnel. J’ai pratiqué la gymnastique artistique en compétition pendant une vingtaine d’années. Puis, comme beaucoup de jeunes, je me suis mis aux arts martiaux (krav maga et aïkido). Aujourd’hui, en plus de la callisthénie, je suis passionné d’arts du cirque et pratique le monocycle et le rolla-bolla. En parallèle, je fais du tir à l’arc en compétition, ce qui n’a rien à voir. J’ai une passion pour le tir de parcours en forêt. Ça me permet d’être au grand air et de travailler mon mental.

J’ai débuté dans la gendarmerie pendant mon service militaire mais cela ne me correspondait pas, je me sentais trop brimé par le fonctionnement de l’armée. Je suis reparti dans le civil et j’ai choisi l’enseignement sportif.

– Et la musculation au poids de corps a intégré logiquement votre programme de coaching.

Dans mon activité de coach, je mixais musculation avec charges et musculation en poids de corps car il fallait parfois que je gère mes entraînements sans matériel. Mon objectif est la synergie des chaînes musculaires et non un découpage analytique du corps comme le culturisme. Il faut considérer le corps comme une unité !

– Et un jour vous avez décidé d’écrire un livre.

À force d’acheter des livres et de me rendre compte que cela n’était pas toujours ce que je recherchais, j’ai arrêté de me plaindre et j’ai décidé d’en écrire un. C’était il y a une dizaine d’années. J’ai écrit des manuscrits très standard. Mais cela touchait à trop de domaines et n’était pas assez ciblé. Les livres trop généraux ne se vendent pas. J’ai donc décidé de construire un livre avec la gymnastique comme base. Et je me suis rendu compte que j’avais développé toute une méthode avec mes clients à domicile. J’ai pu retranscrire cette méthode dans le livre. J’ai alors décidé d’abandonner complétement les charges et de proposer un contenu structuré dans le domaine de l’entraînement « poids de corps ». Les personnes qui veulent progresser dans ce domaine vont souvent sur internet ou achètent des magazines. Il y avait une possibilité de proposer un livre complet sur le sujet à travers la callisthénie.

– Comment faire pour se démarquer de ce qui existe en musculation « poids de corps » ?

Il y avait peu de livres en français sur le sujet sur le marché. L’ouvrage d’Olivier Lafay est très bien fait. Mais j’ai constaté sur les forums que l’on peut avoir l’impression de stagner après quelques années de pratique. Les pratiquants se redirigent parfois vers les disciplines avec charges. Ou alors, ils basculent vers d’autres disciplines comme le Street Workout qui est une partie de la Callisthénie, la discipline que je défends dans le livre. Ces deux disciplines sont souvent confondues sur les forums. La Callisthénie est pour moi accessible à tout le monde, du débutant à l’athlète confirmé. La base de la Callisthénie est de développer des qualités physiques et d’obtenir un corps esthétique car il y a quand même une part d’esthétique. La callisthénie est une discipline à part entière à l’origine d’autres activités comme le Street workout ou le Parkour. Même le Crossfit intègre des mouvements au poids de corps comme les muscle up ou handstand pushup. La callisthénie n’a pas de limites et peut intéresser tous les niveaux de pratique.

– Votre livre est l’expression de votre expérience de coach ?

J’ai été responsable pendant plus de dix ans sur des formations d’état avec des jeunes qui se destinaient à devenir coachs, j’ai eu des pratiquants purement en musculation traditionnelle, des pratiquants crossfit ou cross-training, des pratiquants Street Workout. Je me suis rendu compte qu’il leur manquait quelque chose pour progresser ou pour éviter certaines blessures. Je voulais donc apporter quelque chose de complet qui pouvait intéresser l’ensemble de ces personnes. Tous les corps d’armées, les pompiers et les gendarmes peuvent désormais s’entraîner avec ma méthode qui change un peu de ce qu’ils font habituellement.

– La base de votre méthode c’est la force et la mobilité ?

L’objectif est de développer la force et la mobilité avec des exercices au poids du corps en utilisant des engins que l’on peut trouver assez facilement à l’extérieur ou que l’on peut installer chez soi. L’objectif est de développer une condition physique complète à travers l’agilité, la puissance et l’équilibre.

– Il faut aussi du matériel. Mais il se trouve partout. On peut même l’installer chez soi. C’est pourquoi vous proposez un petit chapitre bricolage dans le livre.

Quand j’ai commencé comme coach à domicile, le frein c’était le matériel. Je ne pouvais pas transporter une barre olympique dans mon sac à dos. J’ai donc adapté le matériel que j’utilisais quand j’étais gymnaste. Je n’avais jamais fait de développé-couché ni de squats, mais j’avais sauté à la corde, j’avais fait des exercices avec un ballon gonflable. On peut réaliser tout un entraînement à domicile, dans la maison, le garage, le jardin, avec peu de matériel. On peut faire tenir chez soi, dans un mètre carré, toute une salle de gymnastique avec une paire de barres parallèles que l’on peut fabriquer soi-même ou que l’on peut acheter. Une barre de traction dans l’encadrement d’une porte, cela ne coûte pas cher. Le mobilier urbain a aussi évolué. Il y a tous les parcours santé et les zones de Street Workout qui se développent dans les villes. C’est à la mode chez les jeunes et on les retrouve dans les squares ou les parcs avec des infrastructures complètes.

– Vous proposez des techniques de préparation empruntées aux animaux avec des techniques d’entraînement qui rappellent des mouvements de base dans la mobilité.

Cela fait partie de l’échauffement d’un gymnaste. Les enfants qui pratiquent la gymnastique s’échauffent souvent en marchant en canard ou en crabe. Cela permet de développer sa motricité à travers des exercices ludiques. Marcher en crabe permet de développer le travail d’appui au niveau des bras pour apprendre à supporter le poids de son corps sur les épaules avant d’aller aux barres parallèles. J’ai repris ces exercices. Cela fait rire au début celles et ceux qui les réalisent. Ils se rendent compte ensuite que cela n’est pas si évident de réaliser ces techniques. C’est vite fatigant et on a des courbatures sur les muscles que l’on ne connaît pas encore. Il y a des cours collectifs aux États-Unis qui n’utilisent que des mouvements d’animaux. Cela permet de développer de nombreuses qualités physiques. Comme un militaire lorsqu’il effectue le parcours du combattant.

– Cela permet de développer l’ensemble du corps aussi ?

Un gymnaste doit envisager son corps comme un ensemble et il ne doit pas le découper en plusieurs parties avec le haut, le bas… Tout le corps doit fonctionner et se développer. Je me base sur une mobilité naturelle et fonctionnelle pour réaliser les gestes de la vie de tous les jours avec aisance. Je ne m’intéresse pas à une musculation découpée qui n’a pas d’intérêt à mes yeux. Et puis beaucoup d’athlètes comme certains culturistes n’ont pas une condition physique complète. En effet, ils ne développent pas de qualité d’agilité, de mobilité et d’équilibre.

– À qui s’adresse le livre ?

Le livre s’adresse à un ancien sportif qui faisait un peu de compétition quand il était jeune. Il s’est peut-être inscrit dans une salle mais cela ne lui convient pas. Il s’ennuie lorsqu’il doit se mettre sur un vélo et pédaler pendant des heures. Il a tous les jours une bonne excuse pour ne pas aller s’entraîner dans sa salle. Il voudrait faire un peu de pompes ou d’abdominaux à la maison mais il tourne un peu en rond car il est sans motivation ni objectifs. L’idée est de lui proposer un outil qu’il peut utiliser partout et qui pourrait le motiver sans avoir un coach en permanence derrière lui.

Il y a une grande majorité des exercices qui est réalisable à la maison. Mais il est possible d’aller plus loin avec des exercices qui demandent un peu de matériel. Je classe ces exercices en trois niveaux. S’il plafonne un peu, il va aller chercher du mobilier dans la salle où il est inscrit ou à l’extérieur en utilisant le mobilier urbain.

L’objectif n’est pas de ressembler à celles et ceux des magazines mais de retrouver la forme et la santé que chacune ou chacun connaissait plus jeune lors d’une pratique en club. L’intérêt est de réussir à se dépasser.

– Votre livre est très ciblé. Vous restez dans votre domaine sans explorer la nutrition, la préparation mentale…

Je reste dans mon domaine sans conseils nutrition, préparation mentale, etc. Je ne souhaite pas devenir un gourou du fitness comme il en existe beaucoup. Je ne citerai pas de noms mais ce que certains proposent ne m’intéresse pas. Je ne souhaitais pas déraper face à la demande des clients. Je ne pouvais pas être trop polyvalent car si on est formé en tout, on est parfois bon en rien. Il ne faut pas faire n’importe quoi !

Autant acheter les livres des spécialistes de chaque domaine qui publient chez Amphora. Ils sont les meilleurs et les plus crédibles. Les références dans tous les domaines sont chez Amphora, je suis donc très fier d’y être publié.

Le premier tiers du livre, j’explique au lecteur de manière très claire et simple comment fonctionne son corps. Il doit comprendre à quoi va servir le livre et les exercices. J’ai tout testé auprès de mes élèves et de mes clients. Un jour quelqu’un m’a dit de ne jamais donner tous mes secrets à mes adhérents. Quelques mois plus tard, une personne que je coachais et dont je ne connaissais pas l’activité professionnelle m’a fait un joli compliment. Je suis assez passionné par ce que je fais pour expliquer l’intérêt de tous les exercices et notamment les objectifs que l’on va atteindre d’un point de vue musculaire. Au bout de six mois, cette personne m’a confié être médecin. Il m’a dit que cela faisait six mois que je ne racontais pas de « conneries ». C’était un joli compliment. C’est sûr que contrairement à d’autres, je ne vais pas conseiller de manger un demi-ananas pour maigrir.

– Si l’on devait retenir un seul message ?

Le grand message du livre est simple : les gens essayent de s’entraîner pour s’identifier à une image comme dans un magazine, souvent retouchée. Se sentir bien dans son corps ne passe pas par cette image. Cela passe par un corps qui doit être fonctionnel, en plein forme et en pleine santé. Un corps qui n’est pas frustré parce qu’il doit monter un escalier. L’important c’est l’agilité et la mobilité de manière simple et naturelle.

Pour en savoir plus : 

Callisthénie – La Musculation Globale

Antoine LOCURATOLO

Editions Amphora

Callisthénie - La musculation globale

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