Bienfaits de l’activité physique sur la santé des seniors

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Tous les pays d’Europe sont concernés par l’allongement de la durée moyenne de la vie. Mais comment accroître l’espérance de vie sans incapacités et en retardant l’entrée dans la dépendance ?

L’activité physique régulière, une prévention précoce, une alimentation saine, le maintien du lien social… sont des conditions capitales pour bien vieillir.

Constats de la recherche

Une étude australienne, datant de janvier 2012, confirme qu’après 65 ans, les seniors pratiquant un sport présentent moins de risques de mourir prématurément que les non pratiquants{{1}}.

Cette étude d’envergure, conduite auprès de 20 000 seniors, confirme les bienfaits de l’activité physique chez les plus de 65 ans. Les chercheurs de l’Université du Queensland ont effectué des analyses biologiques et des questionnaires réguliers sur 7 080 femmes de 70 à 75 ans et 11 668 hommes de 65 à 83 ans, suivis pendant 11 ans.

La conclusion des auteurs est que : « les personnes âgées plus actives sur le plan physique ont connu un plus faible taux de mortalité que les autres, toutes causes confondues. La différence était davantage marquée chez les femmes. »

Un constat déjà dressé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Selon cette dernière, les plus de 65 ans restant actifs « ont des marqueurs biologiques indiquant une prévention plus grande des maladies cardio-vasculaires et du diabète de type II, ainsi qu’un renforcement de la qualité des os. Ils ont aussi une meilleure santé fonctionnelle, moins de risques de chuter et de meilleures fonctions cognitives ».

Zoom sur les risques de chutes

On estime entre 1,2 et 1,5 million le nombre annuel de chutes chez les plus de 65 ans, en France. La chute chez le sujet âgé serait à l’origine de près de 9 000 décès par an.

Les autres chutes peuvent générer un handicap fonctionnel, psychologique et social, entraînant la perte d’autonomie.

Continuer à pratiquer le renforcement musculaire des membres inférieurs (voir les fiches 83 et 93 ci-dessous) permet de maintenir, voire d’améliorer, sa masse musculaire qui tend à diminuer en vieillissant. Cette fonte musculaire est souvent source de perte d’équilibre.

Ces exercices sont extraits du livre « Gym douce en position assise ».

La pratique physique peut contrecarrer la fragilisation des os (ostéoporose) qui peut favoriser l’apparition de fractures lors de chute. (col du fémur par exemple).
Enfin, l’exercice facilite la nutrition du cartilage articulaire, élément de prévention de l’arthrose et de gain de mobilité articulaire.

Les autres bienfaits

De nombreux autres bienfaits sont à noter : meilleure prise de conscience de son schéma corporel et postural, augmentation des stimulations sensorielles, sollicitation des habiletés motrices, gestes plus efficaces et précis en travaillant la souplesse… Le suivi des consignes et la capacité d’exécution des mouvements permettent aussi d’augmenter le processus d’attention, de concentration et de vigilance.

Tous ces différents éléments ont aussi une incidence sur l’amélioration des capacités mnésiques.

Il faut rajouter à ce tableau une amélioration de la confiance et de l’estime de soi et un maintien du lien social et des échanges.

L’activité physique joue donc un rôle déterminant dans notre état de santé physique, mais aussi dans ses composantes psychologiques et sociales.

[[1]]British Journal of Sports Médecine, 4 janvier 2012, OMS site Destination Santé consulté le 21 mars 2012.[[1]]

Martine LEMARCHAND

Martine LEMARCHAND